vendredi 9 décembre 2016

Jours d'orage - Kathrine Kressmann Taylor


 
 
Jours d'orage
Kathrine Kressman Taylor

Édition Flammarion, 2008
Traduit par Samuel Sfez
  226 pages

Genre(s) : Drame
 
 
 
 
 
 
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Résumé :
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"Il était dangereux de raviver les blessures du passé."

Toscane, 1960. Les blessures de la Seconde Guerre mondiale sont encore vives, surtout à Rocca al Sole, petit village isolé et archaïque où, quinze ans auparavant, les nazis ont massacré femmes et enfants. Lorsque Amanda Lashe, jeune veuve américaine, s'y réfugie avec sa fille pour fuir un violent orage, elle est loin de se douter qu'elle va être précipitée au cœur d'un drame. Car, sous les traits d'un simple commerçant en vacances, les villageois reconnaissent l'un de leurs tortionnaires…
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Mon avis :
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Cela faisait plus de dix ans que je souhaitais lire un autre titre de Kathrine Kresmann Taylor, j'avais étudié son "Inconnu à cette adresse" au collège qui est l'un des rares livres que j'avais aimé lire à cette époque (parce qu'à cette période je n'aimais pas lire, et en même temps ce n'est pas en m'obligeant à lire du Maupassant que j'allais avoir le déclic !).
Finalement cette découverte n'est pas à la hauteur de mes espérances...

Amanda et sa fille Lisa se retrouvent coincées dans un petit village italien après un éboulement, à priori sans histoire cette bourgade est en fait profondément marquée par la Seconde Guerre Mondiale et en particulier par un massacre. Quinze ans se sont écoulés depuis mais les villageois en revoyant un des responsables de ce carnage vont vouloir se venger.
Amanda se retrouve non seulement au milieu de tout cela mais fait aussi la connaissance d'Eduerdo et de sa sœur, une femme assez inquiétante...

Pendant la première centaine de pages on ne sait pas trop où va le récit, l'intrigue est assez brouillonne et prend beaucoup de temps à se mettre en place, on ne comprend pas vraiment ce que trament les villageois et je dois dire que voir leur préparation m'a plus ennuyée qu'autre chose, probablement parce que je ne savais pas le pourquoi du comment, l'auteure attend trop longtemps à mon goût avant d'énoncer clairement de qui les habitants veulent se venger et pour quelle raison, du coup on patauge et cela m'a vite fatiguée.
Mais pour tout dire même si cette partie avait été plus explicite dès le départ je ne suis pas sure qu'elle m'aurait plus intéressée, les sujets évoqués (les crimes de guerre, la vengeance, le pardon...) auraient pourtant pu donner non seulement un bon résultat mais aussi beaucoup de tension et d'émotions et je ne sais pas si c'est moi qui aie été hermétique ou si c'est à cause du style que je trouve un peu daté et assez froid mais le fond est loin de ce qu'on pouvait attendre, le livre ayant été écrit en 1947 l'auteure ne voulait peut-être pas trop "s'enflammer" et que le récit garde une certaine pudeur et reste sobre, ce que je peux comprendre mais rien n'y fait, cette partie m'a ennuyée.

J'ai été un peu plus inspirée par l'histoire entre Amanda et la sœur d'Eduerdo, j'ai malheureusement oublié son nom mais c'est une femme flippante et j'avais envie de savoir ce que cela cachait, pourquoi elle cherchait tant à avoir de l'emprise sur Amanda et comment elle réagirait quand elle verrait qu'Amanda fait tout pour se tenir à distance, la conclusion n'est pas des plus surprenantes mais un autre dénouement aurait peut-être fait tâche et finalement cela fonctionne correctement.
Par contre gros bémol en ce qui concerne la romance entre Amanda et Eduerdo qui tombe comme un cheveu dans la salade, qui est niaise au possible, clichée comme pas permis, bref elle alourdit le récit et elle était bien dispensable.

En dehors de l'intrigue, je dois avouer ne pas être très fan de la plume, je ne sais pas si j'étais à côté de la plaque pendant ma lecture mais j'ai eu du mal à comprendre l'action à certains moments et de manière générale je n'ai pas réussi à me projeter dans les lieux où se déroulait l'histoire.

Bref, je suis très mitigée par cette lecture, l'auteure passe à côté de son sujet à mes yeux et même si le reste n'est pas forcément dénué d'intérêt je ne suis pas sure de m'en souvenir encore dans quelques temps...
 
 
Ma note

vendredi 2 décembre 2016

Chronique film : Dina

Dina

Réalisé par Ole Bornedal
Scénarisé par : Ole Bornedal, Jonas Cornell
2003, Danemark, Allemagne
Durée : 2h05
Genre : Drame

Avec : Maria Bonnevie (Dina), Gérad Depardieu (Jacob), Mads Mikkelsen (Niels), Hans Matheson (Tomas)...

Adaptation de : Le livre de Dina de Herbjorg Wassmo


Synopsis :

Durant les années 1840, dans une petite ville portuaire de Norvège. Dina, une jeune fille solitaire et sensuelle, vit avec le traumatisme de la mort de sa mère, qu'elle a accidentellement provoquée durant son enfance.
Rejetée par son père, elle devient une créature sauvage et fougueuse qui refuse toutes les règles de son époque. Seul son tuteur parvient à la faire sortir de son mutisme en lui communiquant sa passion dévorante pour le violoncelle.
Sortant peu à peu de son isolement, Dina devient une femme de caractère, imprévisible et obstinée. Amante passionnée, dépassant les conventions de son mariage arrangé, Dina s'engage pleinement dans des amours tumultueuses pour prendre sa revanche sur la vie.
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Mon avis :
 
Il y a encore quelques mois j'avais vraiment envie de voir ce film, surtout pour le casting en fait vu qu'il y a Mads Mikkelsen et Hans Matheson, mais après avoir lu le livre dont est adapté ce film j'étais beaucoup plus réticente et j'avais peur de m'ennuyer et de m'agacer comme pendant ma lecture...

Le film commence dans la joie, l'amour familial et les petits nounours en guimauve lorsque Dina, 5 ans, se fait gifler par son père et est sur le point d'être étranglée par lui parce qu'elle a ébouillanté vivante sa mère (pas de façon délibérée, c'était un accident, cela arrive à tout le monde d'être maladroit !)
Puis la petite découvrira la violoncelle qui sera la jeune chose réussissant à canaliser son énergie.
Plus Dina grandit, plus elle devient sauvage, indépendante, violente, vit comme elle le souhaite peu importe les conventions, aime qui elle veut malgré son mariage arrangé, et reste hantée par la mort de sa mère.
Je n'avais pas aimé le livre, à cause du personnage que j'avais trouvé profondément égoïste et insupportable mais aussi à cause de l'histoire en elle-même qui est mortellement ennuyeuse, et si ma lecture a été bien longue, mon visionnage du film l'a été tout autant, peu importe le support je n'accroche décidément pas à Dina et à son histoire et je me suis vraiment demandé si cela valait la peine d'écrire une chronique dessus, mais tant qu'à faire autant que je ne me sois pas fait du mal pour rien !

Le film est on ne peut plus fidèle au livre, l'histoire est la même et si vous avez aimé le bouquin alors le film devrait passer tout seul (et dans le cas contraire si le livre ne vous a pas plu alors vous le sentirez passer), mais justement c'est tellement calqué que cela n'apporte pas grand chose en fin de compte, il y a des scènes bien faites, c'est joli à regarder (principalement pour les beaux paysages Norvégiens) mais à par cela, rien de neuf à se mettre sous la dent, il n'y a pas d'effort faits pour essayer d'étoffer un peu l'histoire que ce soit celle de Dina ou des autres personnages, rien pour essayer de rendre Dina plus émouvante ou au moins tenter de la rendre moins énervante, et comme pendant ma lecture l'ennui se faisait de plus en plus fort à mesure que l'histoire se déroulait et dans la deuxième moitié je ne la suivais plus que d'un oeil en me demandant si j'allais réussir à aller jusqu'au bout...
En ce qui concerne les acteurs, c'est Maria Bonnevie qui a été choisie pour le rôle titre, que je vois jouer pour la première fois et qui convient très bien, l'actrice arrive à être vraiment flippante et avoir le regard d'une possédée ce qui est parfait vu à quel point Dina n'est pas rassurante !
Il y a donc Mads Mikkelsen qui aurait du charisme même s'il avait son froc sur la tête mais qui malheureusement est sous-exploité avec un personnage qui ne m'a pas franchement intéressée (et dont je ne me souviens même pas dans le livre), Gerard Depardieu qui joue Jacob (le mari de Dina) qui fait pitié (mais c'est le personnage qui veut cela donc c'est bien fait), Hans Matheson qui incarne Tomas l'ami / amant de Dina et qui a l'air complètement terrorisé par elle (et je comprend pourquoi) ou encore Christopher Eccleston qui est un acteur que je ne peux pas blairer et qui joue un personnage que je ne peux pas blairer non plus !
Il faut admettre que le casting est assez bon, je n'ai pas de gros reproche à faire à leurs interprétations, ils se dépatouillent comme ils peuvent avec des personnages qui manquent de consistance, parce que finalement la plupart des protagonistes en dehors de Dina ne trouvent pas leur place et certains ne sont là que pour être les pantins de l'héroïne, c'était déjà le cas dans le livre et cela se confirme dans le film.

Pour être franche j'ai l'impression d'être bloquée et de ne pas savoir de quoi parler dans ma chronique, l'histoire est fatigante tout comme l'héroïne, les autres personnages sont creux, la réalisation est plate, les musiques sont tellement marquantes que je ne m'en souviens pas (excepté les scènes où Dina joue de son violoncelle qui relèvent le niveau)...
D'autres ont aimé ce film mais ce n'est définitivement pas ma came, je n'ai rien ressenti de positif là-dedans et j'ai vu arriver le générique de fin avec un soupir de soulagement.

Ma note :

mercredi 23 novembre 2016

Cabaret, tome 1 : Ingénue - Jillian Larkin




Cabaret, tome 1 : Ingénue
Jillian larkin

Édition Bayard (Jeunesse), 2012
Traduit par Francine Deroyan
  444 pages

Genre(s) : Jeunesse
 
 
 
 
 
 
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Série : Cabaret
1. Ingénue
2. Vengeance
3.Diva

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Résumé :
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Elles sont jeunes, elles sont riches, elles sont belles. Nous sommes en 1923 et tout peut arriver ! Trois jeunes filles issues de la haute société américaine rêvent de vivre avec leur époque et de s'opposer aux codes de bonne conduite dictés par leur milieu.
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Mon avis :
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J'avais déjà lu, ou plutôt dévoré, ce premier tome en 2013, il avait été un petit coup de coeur mais malheureusement c'était une période toute pourrie pour moi et je n'avais pas eu le courage de le chroniquer, du coup ayant un peu peur d'être complètement paumée en lisant le deuxième tome j'ai pris le temps de faire une relecture et le plaisir est resté le même !

L'histoire prend place dans le Chicago des années 20 en pleine prohibition, nous suivons trois jeunes filles aisées; Gloria sur le point de se marier avec le plus beau parti de la ville, sa cousine Clara venue pour aider à l'organisation de l'événement et Lorraine la meilleure amie de Gloria.
Les trois héroïnes ont des caractères et des parcours bien différents, alors que Clara cherche à faire table rase du passé, Lorraine brave les interdits en sortant et buvant quand elle en a envie, et si Gloria est une jeune fille obéissante qui prévoit d'être une épouse idéale elle se laisse embarquer dans une boite clandestine et est très vite séduite par un musicien noir...

On va évacuer le négatif de suite (parce que, pour une fois, je n'ai pas envie d'être méchante) oui c'est très jeunesse (et pas dans le bon sens du terme), c'est assez prévisible et les personnages sont pour l'instant plutôt clichés, on ne lit pas ce premier tome pour découvrir une intrigue fouillée et des personnages complexes sinon on risque d'être déçu, il faut être honnête ce n'est clairement pas les points forts de ce titre, pourtant j'ai quand même aimé l'histoire et les héros, je me suis surprise à tourner les pages sans pouvoir m'arrêter pour connaître la suite des événements et à me prendre d'affection pour les trois filles (même Lorraine, qui est pourtant une belle garce !), parce que Gloria cherche à s'affirmer et à s'affranchir du rôle qu'on veut lui imposer, parce que Clara est intrigante et veut apprendre de ses erreurs, et parce que Lorraine est le genre de peste qu'on aime détester qui est malfaisante à cause de sa jalousie et qui ne manque pas de ressources quand il s'agit de faire un coup bas.

Nous suivons l'histoire de leurs trois points de vue, ce qui rend l'ensemble très rythmé et je n'ai même pas eu de préférence pour l'une des parties en particulier car j'ai aimé les suivre toutes les trois, il n'y a rien de bien original, Gloria est une fille sage mais qui se libère, rêve de devenir chanteuse et tombe amoureuse, Clara a un lourd passé qu'on découvre au fur et à mesure et Lorraine est une amie fidèle jusqu'à ce qu'on obtienne quelque chose à sa place et qu'elle se transforme en harpie, à ce niveau on dirait un peu un plagiat de Gossip Girl (que je ne supporte pas) et j'attends que cela devienne moins déjà vu dans la suite, mais même avec ce défaut, je ne sais pas pourquoi, cela a fonctionné avec moi, je n'ai pas trouvé cela trop tarte, je n'ai pas trouvé les personnages trop manichéens (du moins les personnages féminins, parce que les protagonistes masculins c'est autre chose...), il y a même un peu de mystères quant à ce qu'à pu faire Clara, ce n'est pas une intrigue très riche et l'ensemble manque de développement mais dans le genre livre détente cela me convient.

Le point fort de ce premier tome est en fait le contexte, on se retrouve vraiment projeté dans les années folles, dans les quartiers un peu chauds de Chicago, où les gens continuent de boire, de danser, de s'amuser malgré les interdits, où il y a tel décalage entre le jour où tout est convenable et sage et la nuit où l'ambiance est endiablée, ce n'est pas une époque avec laquelle je suis très familière et j'espère en voir plus et que l'auteure va bien se servir de ce cadre, mais pour l'instant je suis plutôt séduite et convaincue par les descriptions faites sur les lieux et l'ambiance générale.

Bref, cette série est young-adult et cela se ressent tant au niveau de l'histoire que des personnages mais j'ai un faible pour ce premier tome ce qui fait que je suis un peu indulgente par rapport aux défauts qu'on peut y trouver, et j'espère que le tout sera creusé dans le tome suivant, mais ce début m'a tenue accrochée et m'a fait passer un bon moment.
 
 
Ma note
 

dimanche 13 novembre 2016

La grande épopée des chevaliers de la table ronde, tome 1 : Arthur et Merlin - Sophie Lamoureux et Olivier Charpentier



La grande épopée des chevaliers de la table ronde, tome 1 : Arthur et Merlin
Sophie Lamoureux / Olivier Charpentier

Édition Actes Sud (Junior), 2016
  202 pages



Genre(s) : Fantastique, jeunesse, Légende Arthurienne




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Série : La grande épopée des chevaliers de la table ronde
1. Arthur et Merlin

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Merci à
et aux éditions 
http://www.actes-sud-junior.fr/
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Résumé :
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Le jeune Arthur rêve de devenir chevalier et s'entraîne tous les jours au tir à l'arc. Dans la forêt, d'étranges phénomènes se produisent sous ses yeux : l'apparition d'un cerf blanc, le combat entre deux dragons...
Pour Arthur, sous la protection mystérieuse de Merlin, c'est le début d'une aventure jalonnée d'épreuves, de combats contre des créatures fantastiques et de rencontres qui lui révéleront son destin, avant que ne débute une épopée plus légendaire encore : celle des chevaliers de la Table ronde.

Entre histoire et mythologie, un récit époustouflant venu du lointain Moyen-Age, qui fait revivre les exploits héroïques du roi Arthur et de ses compagnons.
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Mon avis :
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Lors de la dernière Masse Critique de Babelio il y avait deux titres sur la légende Arthurienne, forcément j'ai coché les deux et j'ai finalement reçu celui qui m'inspirait le plus (même si je finirai surement par lire l'autre un jour ou l'autre !)

Dans ce premier tome l'histoire suit Arthur du début de son adolescence où il s'entraine à l'épée et à l'arc dans l'espoir de devenir chevalier, jusqu'à la découverte de ses origines et l'accession au trône après avoir retiré une épée d'un rocher...

J'avoue que même si je suis amoureuse de la légende Arthurienne et que j'apprécie toujours d'y revenir, je pensais tout de même m'ennuyer un peu avec cette lecture car j'ai vu cette partie de l'histoire pas mal de fois maintenant et qu'on ne peut pas vraiment y toucher (en même temps si Arthur devenait roi sans retirer l'épée je râlerai !) mais finalement cela ne représente qu'une petite partie du livre, c'est là et ce n'est pas expédié en deux lignes et tant mieux vu que cette série est jeunesse et peut être un premier pas dans la légende donc c'est nécessaire de s'attarder un peu la dessus et également sur d'autres moments clés de la légende (comme la rencontre avec Lancelot, celle avec Guenièvre, la fabrication de la table ronde, la mise en place de la quête du Graal...)  mais l'auteure offre aussi d'autres aventures à Arthur pour apporter un peu de "fraicheur" au récit qui sont surtout des affrontements avec divers ennemis, chacune prise indépendamment peut faire office de petit conte à part entière, c'est un poil trop enfantin pour moi mais ce n'est pas forcément désagréable.

Ce premier volume ne se limite pas qu'à l'histoire d'Arthur, mais revient aussi sur les premières années de Lancelot et comment il est devenu le protégé de la Dame du Lac, et sur la naissance de Merlin, il n'y a rien de bien neuf en ce qui concerne Lancelot, par contre l'histoire de Merlin est joliment tournée, là j'avoue que je ne sais pas si la "vraie" version (je pense à ce qui concerne la mère du magicien) ou si c'est l'auteure qui y a mis sa patte car si je connais les circonstances de la conception de Merlin je ne connais pas le reste en détails, mais en tout cas cela m'a plu.
Même si la légende est reprise de façon classique dans ce premier tome (remarque il vaut mieux parier sur du classique que de tenter une réécriture merdique de la légende !), la lecture est agréable, je reste un peu sur ma faim parce que ce n'est que le début de l'histoire mais c'est toujours plaisant de revoir ces personnages et de revivre leurs aventures.

Le livre est également illustré et je ne vais pas être très gentille sur ce point car j'ai trouvé les dessins dignes d'un enfant de 5 ans qui ne serait pas doué, ce n'est pas joli, ce n'est pas mignon, adopter des illustrations enfantines je veux bien, mais encore faut-il qu'elles ressemblent à quelques chose, là on en est loin et cela gâche l'ensemble à mon goût...

Je finis sur une note négative mais c'est le seul gros bémol de ce début de série, sans que ce premier tome casse des briques il reste honnête et on peut y trouver notre compte qu'on soit déjà familier avec la légende ou non, je ne sais pas quand est prévue la suite mais en tout cas j'y jetterai un coup d’œil !



Ma note :


mercredi 9 novembre 2016

Peter Pan - James Matthew Barrie




Peter Pan
James M. Barrie

Édition Librio, 2003
Traduit par ?
138 pages

Genre(s) : Classique, Jeunesse
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Résumé :
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Peter Pan enlève Wendy et ses frères. Il les conduit au Pays Imaginaire où il règne en maître sur les enfants abandonnés. La lutte contre le Capitaine Crochet est sans merci. La jalousie de la fée Clochette est sans pitié pour Wendy... Et le dévouement de Wendy pour les enfants sans mère est sans limite.
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Mon avis :
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Comme beaucoup d'autres j'ai découvert cette histoire grâce à son adaptation Disney (qui n'est pas un joli souvenir d'enfance, loin de là) mais je ne m'étais jamais attardée sur le livre et voulant réparer cette petite lacune et, surtout, savoir si le livre arriverait à me laisser une meilleure impression que le film, je me suis lancée...

Un soir, Peter Pan débarque dans une chambre où il a laissé son ombre et se fait surprendre par la jeune Wendy, il réussit à la convaincre de le suivre au pays imaginaire peuplé par les enfants perdus pour qu'elle leur raconte des histoires et qu'elle fasse office de maman (de toute façon c'est une fille donc materner les gens c'est sa seule fonction hein) (quoi ? Que je fasse un résumé sans faire de commentaire sarcastique ? Mais je fais ce que je veux d'abord !).
Peter, Wendy et ses deux frères partent donc pour le pays imaginaire où ils vont notamment rencontrer le Capitaine Crochet...

Malgré mon aversion pour le Disney qui est celui que je détestais le plus (avec Mary Poppins et Le livre de la jungle) quand j'étais gamine et qui me créait un sentiment de malaise, je tenais à lire le roman d'origine parce que Disney a tendance à changer les histoires (découvrir les "vraies" histoires de Cendrillon, de la Petite Sirène ou encore de Mulan a été une étape perturbante de ma vie !) et parce que j'avais apprécié d'autres adaptations de ce conte (que ce soit Hook, le Peter Pan de 2003 ou encore Neverland qui n'est pas une adaptation à proprement parler mais qui s'inspire -librement- de la vie de l'auteur et met en scène une version théâtrale de Peter Pan à l'intérieur du film), mais là je m'avoue vaincue, le roman m'a fait le même effet que le Disney, le même ennui et le même malaise.

Je n'ai pas aimé l'histoire qui n'a pas réussi à me transporter, je n'y ai trouvé aucune magie et même si le texte est très court j'ai peiné à en venir à bout, j'aurais pu me plaire dans ce pays imaginaire avec tous ces pirates, ces fées, ces sirènes... mais j'ai tellement détesté les personnages ou ce qu'ils représentent que cela a joué sur mon impression générale, Peter Pan est un enfant sans coeur, prétentieux et égocentrique, Clochette est jalouse à tendance psychopathe, Wendy est la maman de substitution fadasse et les personnages restants que ce soit Lili la tigresse, les autres enfants ou même Crochet lui même m'ont tellement emballée que je ne m'en souviens absolument plus ! Les filles sont là soit pour être reléguées au rang de potiche comme Wendy soit elles sont là pour être amoureuses de Peter Pan et agir de manière complètement insensée (Clochette essaie quand même de faire tuer Wendy, elle est timbrée cette fée !) et les garçons sont tous plus ou moins égoïstes (Peter en tête, les frères de Wendy qui ne pensent même pas à leur famille...). J'aime quand les titres ciblés jeunesse ont une histoire assez profonde (et il y a de la profondeur dans "Peter Pan" mais j'en parlerai après) et que les personnages ne sont pas forcément gentils et tout lisses mais de là à me retrouver avec des personnages cruels...

Et c'est d'ailleurs en voyant tout cela que j'ai compris pourquoi cette histoire me mettait autant mal à l'aise, je trouve l'ensemble très pesant et assez malsain, les personnages sont tournées vers eux-mêmes à un niveau bien poussé, une fois que Wendy a pris la place de maman ses propres frères oublient qu'elle est en fait leur soeur, les enfants vont même jusqu'à tuer et aimer cela... pour la légèreté on repassera, j'aurais bien sur râlé si l'histoire avait été mielleuse mais là c'est tout l'inverse et cela ne me convient pas plus, des personnages plus nuancés et un brin d'innocence dans l'intrigue m'aurait surement permis d'apprécier un peu plus...

Pour tempérer un peu mon avis, et pour revenir sur la profondeur de l'histoire, l'un des thèmes principaux du livre à savoir le refus de grandir aurait pu m'intéresser voir me parler mais je n'ai pas vraiment adhérer à cela non plus à cause de tout ce que je peux reprocher au bouquin mais l'auteur a au moins le mérite d'avoir apporter un peu de réflexion à l'intrigue, même si ce n'est pas suffisant pour que je sois indulgente avec cette lecture.

Au moins je suis fixée maintenant, "Peter Pan" n'est vraiment pas pour moi, je me contenterai des quelques adaptations qui arrivent à me séduire mais je me tiendrai à distance du conte d'origine !


Ma note :

vendredi 28 octobre 2016

Le charmant cottage d'Amelia - Abby Clements



Le charmant cottage d'Amelia
Abby Clemens

Édition Prisma, 2016
Traduit par Maryse Leynaud
336 pages


Genre(s) : Contemporain

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Merci à
et aux éditions 
http://www.editions-prisma.com/
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Résumé :
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Alors qu’elle s’apprête à fêter ses 30 ans, Amelia retrouve dans un tiroir une liste de souhaits qu’elle s’était promis de réaliser. Parmi ces vœux figure en bonne place : « Vivre à la campagne, dans un cottage »... Le quotidien d’Amelia est pourtant bien différent : elle occupe avec son mari Jack un minuscule appartement à Londres, quelques mètres carrés où elle se sent étouffer à petit feu… Bien décidée à concrétiser son rêve, la jeune femme se lance avec enthousiasme à la recherche d’un cottage où s’installer. Limité par un budget serré, le couple opte finalement pour une vieille bâtisse pleine de charme, mais nécessitant d’être rénovée de fond en comble. Lorsqu’elle pose ses valises dans sa nouvelle demeure, Amélia est loin de se douter de l’ampleur des travaux à mener. Elle ignore aussi combien ce déménagement va bouleverser profondément sa vie familiale et sentimentale.
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Mon avis :
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Quand j'ai vu ce nouveau titre d'Abby Clements dans la liste des livres proposés de l'avant dernière Masse Critique j'ai hésité à le demander, j'avais beaucoup aimé "La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane" mais "Les divines glaces italiennes d'Anna" étant franchement dispensable et trop niais à mon goût et j'avais peur que ce livre soit dans la même veine, heureusement ce n'est pas le cas.

A quelques jours de ses trente ans Amelia remet la main sur une liste de choses à accomplir qu'elle avait écrite plusieurs années auparavant, si certaines ont bien été réalisées l'un de ses buts, à savoir vivre à la campagne, la laisse assez sceptique mais vaut tout la même la peine d'y réfléchir, surtout quand la vie professionnelle d'Amelia se retrouve brusquement dans une impasse et que l'appartement étroit qu'elle occupe actuellement avec son mari pèse aussi sur son moral...

Comme pour ses autres titres Abby Clements nous sert une histoire légère, sans (trop) tomber dans la guimauve cette fois ci, je peux reprocher certaines choses comme les dialogues qui sonnent toujours aussi faux et font parfois office de remplissage, ou le personnage du mari, Jack, que j'ai trouvé un peu à baffer, il est absent, n'aide pas Amelia dans les travaux de la maison et trouve quand même le moyen de faire des reproches, en soi cela vrille déjà les nerfs mais j'ai trouvé cela aussi maladroit vu que son comportement amène une petite sous-histoire avec le personnage de Callum qui ne mène nul part et qui est plutôt superflue, je sais que dans les livres légers les auteurs aiment bien jouer sur la corde sentimentale et je n'ai rien contre (en général) mais là c'est pas très bien foutu et pas franchement indispensable.

Mais ces quelques défauts sont assez secondaires finalement, parce que le livre a beaucoup de charme, c'est assez inspirant et "feel-good" même si Amelia en bave un peu, que l'histoire est moins "facile" que pour les autres héroïnes d'Abby Clements je trouve l'ensemble plus touchant et plus "parlant", sans avoir le même âge ou les mêmes envies on peut se reconnaître en Amelia qui est à un tournant de sa vie, plus rien ne lui convient et elle veut juste se bouger.
En dehors de cet écho l'histoire est agréable, un poil prévisible mais c'est une lecture apaisante pour son message un peu convenu mais mignon quand même, et pour le fait que l'intrigue prend place dans la campagne anglaise et qu'on se retrouve projetés dans cette atmosphère toute calme.

J'ai lu "Le charmant cottage d'Amelia" dans une période assez chargée et fatigante et cela me faisait plaisir de me poser avec cette histoire toute simple et sans prétention, peut-être que j'ai été un poil plus séduite par le cadre que l’histoire en elle-même mais c'est un bon roman détente et un petit cocon pour se remonter le moral.
Merci à Babelio et aux éditions Prisma pour cette découverte !

 

Ma note :
 

dimanche 25 septembre 2016

Tamara Drewe - Posy Simmonds




Tamara Drewe
Posy Simmonds

Édition Denoël, 2008
Traduit par Lili Sztajn
136 pages

Genre(s) : Bande-dessinée
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Résumé :
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Avec son nez refait, ses jambes interminables, ses airs de princesse sexuelle, sa chronique dans un journal populaire, ses aspirations à la célébrité et sa propension à briser les cœurs, Tamara Drewe est l'archétype de l'Amazone urbaine de ce début de XXIe siècle. Son retour à la nature, dans le village en voie de gentryfication où a vécu sa mère, est un choc pour la petite communauté qui y prospère : les résidents de la Retraite d'écrivains dirigée par la vaillante Beth Hardiman et son mari, auteur de romans à gros tirages et d'adultères à répétition, l'acide Glen Larson, universitaire américain en surcharge pondérale et en panne d'inspiration...
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Mon avis :
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Ces jours-ci j'ai eu envie de me replonger dans l'histoire de "Tamara Drewe", du moins de revoir le film, mais n'ayant plus grand souvenir du livre que j'ai lu il y a trois ans et que je n'avais jamais chroniqué je me suis dit que c'était l'occasion, finalement le bouquin m'a encore moins inspiré que la première fois et je n'ai plus la motivation pour revoir l'adaptation, quelle bonne idée j'ai eu !
"Tamara Drewe" prend place dans la campagne anglaise, nous suivons Glen professeur et écrivain souffrant du syndrome de la page blanche, Nicholas auteur à succès, la femme de ce dernier Beth qui tient un cottage et s'improvise secrétaire de son mari, Andy le jardinier beau gosse et bougon, Jody et Casey deux ados qui s'ennuient et sont toujours à la recherche de ragot, et enfin Tamara, journaliste, qui après des années d'absence revient dans la petite bourgade suite au décès de sa mère et attire vite l'attention à cause de son look sexy et de son charme dévastateur.

Comme pour "Gemma Bovery', Posy Simmonds s'inspire à nouveau de l’œuvre d'un autre auteur, cette fois ci il s'agit de "Loin de la foule déchainée" de Thomas Hardy, que je ne connais absolument pas, je n'ai pas lu le livre et pas vu le film mais pour connaitre l'histoire de "Tess d'Ubervilles" (un autre de ses titres) je suppose que c'est le genre d'intrigue à suivre avec un paquet d'antidépresseurs à portée de main, cela dit "Tamara Drewe" n'est pas déprimant, un peu maussade par moment (mais je crois que c'est définitivement le coup de crayon et les couleurs qui me gênent) mais l'histoire est assez légère. Après je crois que je n'accrocherai jamais aux intrigues de Posy Simmonds, il se passe pas mal de choses, il y a beaucoup de personnages donc forcément au moins un qui peut réussir à nous emballer plus ou moins mais chez moi l'ennui se fait très vite ressentir, cela manque trop de développement à mon gout, c'est froid, les personnages n'attirent que très rarement ma sympathie et globalement je trouve l'ensemble assez mal fichu que ce soit dans la forme qui peut nous perdre ou dans la construction de l'histoire qui est à la fois trop lente par moment et trop expéditive à d'autres.

Mais en fin de compte ce qui me déçoit et m'agace le plus c'est que Tamara n'est vue qu'à travers les yeux des autres personnages et globalement soit ils la détestent soit ils veulent coucher avec, elle apparait également manipulatrice et assez égoïste, bref il n'y a pas des masses de nuances et du coup aucune empathie envers elle, on ne sait jamais si elle a vraiment de mauvaises intentions ou si elle est honnête mais prend de mauvaises décisions, et je ne comprends pas trop ce choix de l'auteure (qu'elle a aussi fait dans "Gemma Bovery" d'ailleurs) plutôt que d'offrir un portrait creusé de son personnage principal elle préfère mettre en avant les autres personnages qui passent leur temps à cracher sur Tamara parce qu'ils sont jaloux, je suis désolée mais moi cela ne m'intéresse absolument pas de savoir que Truc n'arrive plus à contrôler son caleçon en voyant Tamara ou que Machine la traite de pute parce qu'elle couche avec son idole, si c'est pour voir une bande de demeurés bas de plafond qui pense qu'une nana est une pouffe  parce qu'elle est bien foutue, je n'ai pas besoin d'ouvrir un livre, je n'ai qu'à trainer avec mes voisins ! C'est censé être satirique je le sais mais moi je trouve cela plus stéréotypé qu'autre chose.

Bref je suis assez dure avec ce titre mais ce n'est qu'un avis négatif parmi un bon nombre de chroniques positives, je passe surement à côté de quelque chose mais je ne suis pas sensible au style de l'auteure et si la lecture n'a pas été non plus une torture, elle ne m'a rien apporté...


Ma note :