dimanche 25 septembre 2016

Tamara Drewe - Posy Simmonds




Tamara Drewe
Posy Simmonds

Édition Denoël, 2008
Traduit par Lili Sztajn
136 pages

Genre(s) : Bande-dessinée
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Résumé :
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Avec son nez refait, ses jambes interminables, ses airs de princesse sexuelle, sa chronique dans un journal populaire, ses aspirations à la célébrité et sa propension à briser les cœurs, Tamara Drewe est l'archétype de l'Amazone urbaine de ce début de XXIe siècle. Son retour à la nature, dans le village en voie de gentryfication où a vécu sa mère, est un choc pour la petite communauté qui y prospère : les résidents de la Retraite d'écrivains dirigée par la vaillante Beth Hardiman et son mari, auteur de romans à gros tirages et d'adultères à répétition, l'acide Glen Larson, universitaire américain en surcharge pondérale et en panne d'inspiration...
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Mon avis :
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Ces jours-ci j'ai eu envie de me replonger dans l'histoire de "Tamara Drewe", du moins de revoir le film, mais n'ayant plus grand souvenir du livre que j'ai lu il y a trois ans et que je n'avais jamais chroniqué je me suis dit que c'était l'occasion, finalement le bouquin m'a encore moins inspiré que la première fois et je n'ai plus la motivation pour revoir l'adaptation, quelle bonne idée j'ai eu !
"Tamara Drewe" prend place dans la campagne anglaise, nous suivons Glen professeur et écrivain souffrant du syndrome de la page blanche, Nicholas auteur à succès, la femme de ce dernier Beth qui tient un cottage et s'improvise secrétaire de son mari, Andy le jardinier beau gosse et bougon, Jody et Casey deux ados qui s'ennuient et sont toujours à la recherche de ragot, et enfin Tamara, journaliste, qui après des années d'absence revient dans la petite bourgade suite au décès de sa mère et attire vite l'attention à cause de son look sexy et de son charme dévastateur.

Comme pour "Gemma Bovery', Posy Simmonds s'inspire à nouveau de l’œuvre d'un autre auteur, cette fois ci il s'agit de "Loin de la foule déchainée" de Thomas Hardy, que je ne connais absolument pas, je n'ai pas lu le livre et pas vu le film mais pour connaitre l'histoire de "Tess d'Ubervilles" (un autre de ses titres) je suppose que c'est le genre d'intrigue à suivre avec un paquet d'antidépresseurs à portée de main, cela dit "Tamara Drewe" n'est pas déprimant, un peu maussade par moment (mais je crois que c'est définitivement le coup de crayon et les couleurs qui me gênent) mais l'histoire est assez légère. Après je crois que je n'accrocherai jamais aux intrigues de Posy Simmonds, il se passe pas mal de choses, il y a beaucoup de personnages donc forcément au moins un qui peut réussir à nous emballer plus ou moins mais chez moi l'ennui se fait très vite ressentir, cela manque trop de développement à mon gout, c'est froid, les personnages n'attirent que très rarement ma sympathie et globalement je trouve l'ensemble assez mal fichu que ce soit dans la forme qui peut nous perdre ou dans la construction de l'histoire qui est à la fois trop lente par moment et trop expéditive à d'autres.

Mais en fin de compte ce qui me déçoit et m'agace le plus c'est que Tamara n'est vue qu'à travers les yeux des autres personnages et globalement soit ils la détestent soit ils veulent coucher avec, elle apparait également manipulatrice et assez égoïste, bref il n'y a pas des masses de nuances et du coup aucune empathie envers elle, on ne sait jamais si elle a vraiment de mauvaises intentions ou si elle est honnête mais prend de mauvaises décisions, et je ne comprends pas trop ce choix de l'auteure (qu'elle a aussi fait dans "Gemma Bovery" d'ailleurs) plutôt que d'offrir un portrait creusé de son personnage principal elle préfère mettre en avant les autres personnages qui passent leur temps à cracher sur Tamara parce qu'ils sont jaloux, je suis désolée mais moi cela ne m'intéresse absolument pas de savoir que Truc n'arrive plus à contrôler son caleçon en voyant Tamara ou que Machine la traite de pute parce qu'elle couche avec son idole, si c'est pour voir une bande de demeurés bas de plafond qui pense qu'une nana est une pouffe  parce qu'elle est bien foutue, je n'ai pas besoin d'ouvrir un livre, je n'ai qu'à trainer avec mes voisins ! C'est censé être satirique je le sais mais moi je trouve cela plus stéréotypé qu'autre chose.

Bref je suis assez dure avec ce titre mais ce n'est qu'un avis négatif parmi un bon nombre de chroniques positives, je passe surement à côté de quelque chose mais je ne suis pas sensible au style de l'auteure et si la lecture n'a pas été non plus une torture, elle ne m'a rien apporté...


Ma note :

mercredi 14 septembre 2016

La sélection, tome 1 - Kiera Cass




La sélection, tome 1
Kiera Cass

Édition Robert Laffont, 2012
Traduit par Madeleine Nasalik
  343 pages

Genre(s) : Jeunesse, Romance
 
 
 
 
 
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Série : La sélection
1. La sélection
2. L'élite
3. L'élue
4. L'héritière
5. La couronne
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Résumé :
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35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?
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Mon avis :
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Cela fait plusieurs années que ce premier tome est sorti et presque autant de temps qu'il est sur ma wish-list, entre les avis dithyrambiques et ceux plus froids je n'étais pas motivée à commencer ma lecture, il aura fallu attendre un jour ennuyeux où j'étais dans un état de zombification avancé et que je cherchais un livre très léger pour que je m'y mette...

Suite à un micmac économique et géographique, les Etats-Unis sont devenus une monarchie baptisée Illéa où la population est partagée en six castes, de la première (la famille royale) à la sixième (les plus miséreux).
L'héroïne de ce premier tome qui s'appelle America, a 16 ans et fait partie de la cinquième classe sociale (les artistes) et est amoureuse de Aspen, un membre de la sixième. Leur romance est interdite et ils la vivent en secret en attendant de pouvoir vivre ensemble et se marier quand ils auront suffisamment d'argent pour le faire.
Mais à ce moment là Maxon, le prince, est forcé par sa famille de trouver sa future épouse et reine, et une télé-réalité est lancée pour la trouver, toutes les jeunes filles du royaume espèrent gagner la couronne pour se sortir d'une situation plus ou moins précaire, à l'exception d'America qui accepte finalement de participer au concours pour satisfaire sa famille et qui ne s'attend pas du tout à être retenue et qui va pourtant faire partie des 35 prétendantes du prince...

J'avoue qu'en commençant la première page je m'attendais à quelque chose de très bête et de très niais et je me préparais à écrire une chronique assassine dessus, mais finalement même s'il y a beaucoup à en redire, il faut avouer que je n'ai pas trouvé cette lecture désagréable, au point de vouloir lire la suite, pour connaître le futur de l'héroïne mais surtout pour savoir si le côté dystopique va être accentué, à voir !
Pour le moment cette série est très légère niveau science-fiction, c'est évoqué rapidement mais les conséquences de cette monarchie (une sorte de révolte) ont au moins leur petite place dans ce premier tome et j'espère que cela mènera quelque part, par contre honnêtement je n'espère aucune réponse quand à l'origine de la monarchie, des castes sociales, de la chute des Etats-Unis... On a déjà vu plusieurs auteurs de dystopies jeunesse qui sont infoutues de creuser leur univers donc là je n'attends rien, ce sera plus simple !

Bref, ce tome d'introduction se concentre avant tout sur America, un peu sur sa vie avant le jeu où on la voit surtout faire des projets avec Aspen et essayer de l'aider en lui donnant de la nourriture (vu qu'il fait parti de la castre qui crève de faim) (ce qui ne l'empêche pas d'avoir sa fierté mal placée et de se comporter comme un petit macho de base parce qu'il trouve cela intolérable que sa petite-amie apporte à manger) (bon bin crève avec ton ingratitude alors !), c'est la partie à laquelle j'ai le moins accroché, parce que Aspen m'a barbée et vu qu'il apparaît dans pas mal de scènes et que dans le reste America ne pense qu'à lui ou presque, forcément j'avais hâte qu'on passe à la suite, c'est à dire les premiers pas de l'héroïne parmi les prétendantes du prince, et sa rencontre avec ce dernier, certaines choses sont évidentes mais j'ai assez apprécié la relation entre les deux, America fait office de confidente et de guide et en échange le prince la garde dans le jeu pour qu'elle puisse profiter de cette vie sans privation, on sent venir le triangle amoureux (à mon grand regret) mais j'ai apprécié leur complicité, même si séparément les deux personnages ne sont pas spécialement attachants, ensemble cela fonctionne.

Par contre si l'histoire est mignonne elle est tout de même bien simplette, l'aspect télé-réalité n'est pas franchement mis en avant, on a même tendance à l'oublier par moments, je m'attendais à un peu plus de mise en scène, un peu plus de coups bas entre les candidates, sans aller jusqu'au malsain faire en sorte que cette télé-réalité fictive ressemble à celles que nous pouvons connaître dans la réalité n'aurait pas été de trop, et puis malgré l'enjeu les candidates sont un peu trop gentilles, excepté la garce de service on croirait que les autres sont en colo entre copines, je pense que l'auteure voulait avant tout s'attarder sur l'amitié / début de romance entre America et Maxon mais un peu de manipulation et d'hypocrisie entre les filles aurait rajouter un peu de sel à l'ensemble !

Je ne sais pas si le fait d'avoir lu ce premier tome avec des heures de sommeil en manque dans les pattounes a joué, mais j'ai laissé mes critiques de côté pendant ma lecture et j'ai suffisamment accroché pour lire le bouquin d'une traite, je n'ai pas encore pris le temps de me pencher sur le tome 2 et je suis sure que j'aurai encore beaucoup de défauts à relever, mais des fois une histoire vraiment pas sérieuse et simpliste avec un style très fluide a au moins le mérite de faire passer un bon moment, et franchement je n'en demande pas plus avec cette série !
 
 
Ma note :

jeudi 8 septembre 2016

Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants - Xiaolu Guo




Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants
Xiaolu Guo

Édition Pocket, 2012
Traduit par Karine Laléchère
  374 pages

Genre(s) : Contemporain
 
 
 
 
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Résumé :
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Quand la jeune héroïne chinoise de ce roman arrive à Londres afin d'y apprendre l'anglais, envoyée de Wenzhou par ses parents ambitieux, elle commence par perdre les roues de sa valise Made in China, puis son nom ! Zhuang Xiao Qiao se transforme en Z car, ainsi qu'elle l'explique dans un anglais impossible, moi pas prononçable ! ". Armée de son anglais fastidieux, souvent exécrable mais toujours craquant - et de son dictionnaire bilingue - Z arpente les rues de Londres et fréquente ses cinémas. C'est d'ailleurs là qu'elle rencontre l'homme qui deviendra son amant, un quadra désabusé du quartier de Hackney et à sa grande horreur (surtout pour une fille de paysans chinois amateurs de viande de porc), végétarien ! Leur amour triomphera-t-il des nombreuses oppositions entre un Anglais et une jeune Chinoise ? Saura-t-il dépasser les malentendus infinis mais cocasses nés des innombrables fautes d'anglais de la jeune femme ?.. Roman d'initiation attachant et drôle écrit dans un anglais de débutante, ce Petit Dictionnaire chinois-anglais pour amants est le journal intime et sentimental d'une Orientale candide et ironique, à la fois épatée et déboussolée par les travers de l'Occident. Mais c'est également un lexique romanesque, impétueux, grave et aigre-doux, à l'image de Z, qui éclaire d'une lumière nouvelle les paradoxes de la globalisation.
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Mon avis :
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Si vous lisez régulièrement mes chroniques vous savez peut-être que je ne suis plus trop chick-lit maintenant et j'ai même fait un tri dans ma pile à lire pour virer la plupart des titres du genre ou de ce qui s'en rapproche, mais j'ai gardé celui là qui m'inspirait assez pour le coté "dépaysement". 
 
Zhuang est une jeune chinoise fraîchement arrivée à Londres, elle parle très mal anglais, ne connaît pas les coutumes occidentales et est totalement perdue dans ce nouveau pays. Ses premiers jours sont partagés entre les cours de langue et ses séances de cinéma où elle rencontre un sculpteur anglais avec lequel elle débute une histoire.

Bon, même si les chroniques négatives (parce que celle ci va l'être) ne me donnent généralement pas de mal, là je ne sais pas trop par quel bout attraper le boudin, j'ai pas mal à dire (en mal) sur les deux personnages mais l'histoire m'a laissée complètement indifférente, pendant les premiers moments de Zhuang en Angleterre, l'histoire n'est pas fabuleuse mais au moins elle se laisse suivre, elle découvre les premières différences entre la culture chinoise et la culture anglaise donc pourquoi pas, mais après cela devient vite répétitif, une fois Zhuang en couple avec son anglais on se contente d'observer les différences entre leurs manières de vivre, c'est bien mignon mais cela n'avance pas, l'anglais (qui n'a pas de nom) ne cherche même pas à en apprendre sur la culture de sa petite-amie et Zhuang passe son temps à faire des commentaires (pas franchement flatteurs) sur les habitudes occidentales, cela pourrait être enrichissant pour eux deux mais l'un s'en fout et l'autre reste sur ses préjugés, formidable comme dépaysement (non) et très profonde cette histoire d'amour (non).
Le livre essaie de trouver un second souffle dans la seconde partie quand Zhuang part visiter d'autres pays d'Europe, mais là encore c'est le festival des clichés, du moins sur la France car je ne peux pas juger pour les autres (mais je pense que les stéréotypes sont aussi bien présents).

En fait le gros problème vient de son personnage principal qui est pénible, Zhuang au delà du fait qu'elle n'est pas franchement cultivée ce qui peut taper sur les nerfs, est aussi fermée d'esprit et vu qu'on suit l'histoire de son point de vue on arrive vite à saturation, je sais bien qu'en Chine niveau libertés ce n'est pas top donc Zhuang n'a pas forcément eu les moyens d'être un peu familière avec les façons occidentales avant d'arriver en Angleterre, je comprends très bien qu'elle soit perturbée, qu'elle trouve certaines choses étranges, mais au bout d'un moment cela devient lourd car elle reste la dessus et n'essaie pas de comprendre, de laisser ses préjugés au placard et de se faire ses propre idées sur la manière de vivre anglaise ou même sur celle des autres pays qu'elle visite ensuite, il y a un fossé au début du livre entre la petite chinoise et les autres et elle ne fait rien pour essayer de le combler, elle balance juste que les anglais sont bizarres, que les français sont arrogants, que les allemands sont ceci, que les néerlandais sont cela... A force je trouvais que Zhuang puait le mépris et qu'elle était vraiment stupide de ne pas profiter de sa chance juste parce qu'elle est infoutue de réfléchir et de remettre en question ses idées reçues.
Comme je ne veux pas me déclencher un ulcère je vais éviter de trop parler de se conception de la vie de couple qui m'a aussi largement gonflée, en gros Madame reste à la maison s'occuper de son lardon et Monsieur bosse comme un acharné parce que tout de même il faut avoir une grande et belle maison... Su-per... Cette cruche a une possibilité de s'émanciper, d'éventuellement avoir une autre situation si elle en a envie, mais non, il faut croire que c'est trop difficile pour elle d'allumer son cerveau...

Quand à son petit-ami anglais, il est aussi bien chiant dans son genre, assez paternaliste, prétentieux, ennuyeux, et comme je le disais il ne songe même pas à questionner Zhuang sur sa culture, sa vie en Chine, etc... Ce n'est pas comme si elle ne connaissait que cela, que cela fait partie d'elle que cela aurait pu les rapprocher et leur permettre de travailler sur les dysfonctionnements que peut créer ce décalage, bin non dans un couple le partage ce n'est pas important après tout... Pffff.

De manière générale je trouve ce titre assez triste et étouffant, à cause de cette "romance" ratée mais aussi pour la nouvelle vie de Zhuang, j'ai eu l'impression que n'était pas heureuse d'être en Europe, ni curieuse, juste perdue et pressée de repartir, j'ai eu l'impression que rien de positif ne se dégageait de son séjour, elle reste la plupart du temps enfermée, n'a pas envie d'explorer, de voir ce que l'Angleterre peut lui offrir, de s'ouvrir sur le monde, et c'est frustrant, parce que plutôt que de se retrouver avec un livre initiatique inspirant on est finalement face à une histoire fadasse et terne qui ne raconte pas grand chose...

J'ai été plus virulente que je ne pensais, mais quelques jours après ma lecture plus j'y repense et moins je suis clémente, à mes yeux l'auteure est passée à côté de son sujet et a foiré ses personnages, et ce n'est ni un bon roman détente ni un bon roman initiatique...
 
 
Ma note :
 

mardi 30 août 2016

La rose des Tudor, tome 1 : L'héritière des Romanov - Susan Wiggs



La rose des Tudor, tome 1 : L’héritière des Romanov
Susan Wiggs

Édition Harlequin, 2010
Traduit par Marie-José Lamorlette
  471 pages

Genre(s) : Historique, Romance
 
 
 
 
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Série : La rose des Tudor
1. L'héritière des Romanov
2. Les amants rebelles
3. Sous l'emprise du destin
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Résumé :
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Issue d'une famille princière de Russie, Juliana Romanov a vu les siens se faire massacrer par les boyards qui se sont emparés du pouvoir. Sauvée et recueillie par des gitans, elle a survécu et ne songe depuis qu'à punir les assassins. L'heure viendra, elle le sait, où elle pourra venger les siens.

En attendant, réfugiée en Angleterre, elle partage l'indigence de ses compagnons de fortune, vivant de charité et de larcins. Jusqu'au jour où, prise en flagrant délit de vol au cours d'une partie de chasse royale, Juliana est arrêtée. Dès lors, elle se croit condamnée à mort. Pourtant, au lieu de la peine capitale, Le roi Henri VIII prononce un jugement inattendu : elle devra épouser Stephen de Lacey, baron de Wimberleigh.

Une aubaine pour Juliana ? Hélas non, car ce mariage s'avère être le pire des châtiments. En effet, Stephen, auquel le roi a voulu imposer une union dégradante, semble décidé à reporter sur elle sa haine et sa fureur...
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Mon avis :
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Après avoir regardé un documentaire sur la Tour de Londres j'ai eu très envie de retrouver la période des Tudor, j'avais le choix entre "Deux sœurs pour un roi" et "La rose des Tudor" et j'ai finalement opté pour ce dernier (surtout parce qu'il était plus court), mauvaise pioche !

Juliana est une princesse qui a du fuir la Russie suite au massacre de sa famille, elle trouve refuge en Angleterre au sein d'une bande de gitans et passe cinq ans avec eux vivant comme elle peut en volant en attendant de pouvoir venger ses proches, jusqu'au jour où elle tente de dérober le cheval d'un noble et qu'elle se fait attraper au moment où Henry VIII passe par là, et vu que ce dernier est un gros c... hum un petit fripon, plutôt que de faire exécuter la jeune femme il préfère l'obliger à épouser le lord qu'elle tentait de voler !

Si vous comptez lire ce titre parce que comme moi vous aimez la période des Tudor, fuyez ! Henry VIII apparaît donc dans quelques scènes, parfois accompagné de Thomas Cromwell, et est rapidement évoqué le fait qu'il a divorcé de Catherine D'Aragon, qu'il a amoureusement décapité Anne Boleyn et que sa troisième femme Jane Seymour est morte en donnant naissance à leur rejeton, à par cela il n'y a rien à se mettre sous la dent, l'histoire pourrait se dérouler dans n'importe quel pays, à n'importe quelle époque ce serait pratiquement pareil, le contexte historique n'est pas ce sur quoi on se concentre.
Tout comme l'histoire de Juliana d'ailleurs, la mort de sa famille est ce qui lance l'histoire elle veut savoir qui en est responsable, elle réclame justice et une fois mariée à son baron, tout cela est passé sous silence jusqu'à la fin du bouquin où vite, vite, vite il n'y a plus le temps, il faut que le meurtrier déboule et qu'on sache pourquoi il a fait cela, autant dire que c'est expéditif.
Finalement ce premier tome n'est qu'une romance toute bête et il ne faut pas espérer d'histoire plus profonde, alors je ne dis pas que j'ai horreur des romances, je ne dis pas non plus que je déteste celles où les deux personnages jouent au jeu du chat et de la souris ou bien se détestent au départ car ils ont une fausse l'image l'un de l'autre puis finissent par s'aimer, cela m'arrive d'être attendrie voir émue par une histoire d'amour mais j'ai trouvé celle de ce livre tellement mal foutue et basée sur du vent que l'exaspération s'est faite ressentir du début à la fin.
J'en ai franchement assez des auteurs qui construisent leurs romances sur l'attirance physique, les deux personnages se plaisent sans rien savoir l'un sur l'autre ? Alors qu'ils couchent ensemble mais qu'on ne parle pas d'amour véritable, au bout d'un moment pour que ce soit touchant il faut voir l'évolution des sentiments, que les personnages apprennent à se connaître, qu'il y ait de la complicité, du respect, et tout ce qu'on peut trouver dans un vrai couple, pas de donner un petit coup de baguette magique en ayant l'air de dire "c'est le coup de foudre, ils sont faits l'un pour l'autre, cherche pas, et t'as intérêt à t'y faire ma cocotte", bin non je ne m'y ferai pas, je veux une vraie belle histoire, pas cette daube !

Cela dit, pris en couple les personnages sont mauvais mais individuellement aussi.
Stephen est vraiment barbant, dès qu'il commence à craquer pour Juliana il se répète qu'il ne faut pas et se comporte comme un porc avec elle mais en même temps il est tellement attiré, mais il ne faut pas...., au bout d'un moment j'en avais ma claque de ses changements d'humeur et de son comportement d'adolescent débile torturé par ses hormones mais incapable d'aligner trois mots pour débloquer la situation.
Quand à Juliana je ne serai pas plus indulgente, elle est présentée comme une femme forte mais une fois qu'elle commence à se rapprocher de Stephen elle devient assez gourde et oublie bien vite son but initial, à savoir venger sa famille, au point où je me demandais si l'auteur n'avait pas tout simplement abandonné l'idée pour se concentrer sur la romance, et vu la rapidité du dénouement je le pense encore plus !

Bref, je ne suis pas enthousiaste et pas conséquent pas gentille du tout dans cette chronique, le seul "compliment" que je puisse faire est que les pages se tournent vite parce que c'est très fluide, même en étant blasée, frustrée et déçue j'ai terminé cette lecture en une journée à peine (bon j'ai sauté des pages je l'avoue, vu que l'excès de guimauve est mauvais pour ma santé mentale)
J'ai sûrement été un peu idiote en attendant plus qu'une histoire sentimentale alors que c'est une série publiée chez Harlequin mais c'est franchement dommage de placer une intrigue dans une période si intéressante et de ne pas s'en servir... 
 
Ma note :
 

jeudi 25 août 2016

Max et les Maximonstres - Maurice Sendak


Max et les maximonstres
Maurice Sendak

Édition L'école des loisirs, 2000
Traduit par ?
  37 pages

Genre(s) : Album, Aventure, Jeunesse

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Résumé :
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Après avoir enfilé son costume de loup et fait plusieurs bêtises, Max est puni par sa mère et doit rester dans sa chambre. Comme dans un rêve, il va y faire le plus fabuleux des voyages au pays des Maximonstres. Une épouvantable fête s’organise alors.

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Mon avis :
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C'est sur une impulsion que j'ai décidé de lire ce titre jeunesse, le film m'intéressait beaucoup mais je ne comptais pas lire sa version papier et finalement je me suis lancée, je ressors un peu déçue car le récit est vraiment trop bref à mon goût mais le reste ne m'a par contre pas déplu.

Un soir, le petit Max se met à faire des bêtises; il emprunte un marteau pour massacrer un mur, il essaie d'enfourcher le chien (dans le sens de le réduire en bouilli à coups de fourchette !) et fait suffisamment tourner chèvre sa mère pour qu'il soit envoyé dans sa chambre sans dîner.
C'est alors qu'un arbre se met à pousser, puis un autre, et encore un autre, jusqu'à ce que Max parte pour un nouveau pays où de grosses bestioles poilues vont l'accueillir...

Cela va être un peu difficile d'écrire une chronique développée sur ce titre car l'histoire ne tient que sur quelques pages, et pas quelques pages remplies de haut en bas, plutôt deux ou trois phrases sur chacune, du coup j'ai vraiment hâte de voir comment cet univers va être creusé dans le film parce qu'ici c'est pour ainsi dire une esquisse, aucune fioriture, nous avons juste les grandes lignes de l'histoire,  c'est un bon début et je comprends pourquoi c'est un livre culte, que ce soit pour un enfant ou un adulte le voyage fonctionne et c'est justement le problème, l'idée marche mais l'histoire est tellement courte que c'est frustrant !
Malgré le fait que le livre ne fait même pas 40 pages l'auteur réussit à mettre en place une intrigue moins simpliste qu'il n'y parait, un enfant passerait probablement à côté mais les adultes pourront y voir un message comme quoi il faut affronter sa peur ou encore de l'ironie quand Max se retrouve exactement dans la même position que sa mère quand il n'arrive plus à maîtriser les monstres.
 
Et je ne peux pas parler de "Max et les maximonstres" sans évoquer le dénouement car cela peut surprendre mais il n'y a aucune morale à cette histoire, Max fait des conneries, vit une aventure fantastique et quand il revient il a le droit à son repas, il n'a rien n'appris, n'a pas réfléchit à ce qu'il a fait, ne s'est pas excusé, c'était un sale gosse au début et c'est un sale gosse à la fin, le genre de sale gosse qui donne envie de filer au plus vite se faire ligaturer les trompes !
Et justement cette absence de moral a provoqué un sacré tollé à sa sortie, mais moi cela me plaît, forcément je ne peux pas réfléchir aux réactions de l'époque (étant née 28 ans plus tard) de façon très objective mais reprocher à ce bouquin de remettre en cause l'autorité parentale n'est pas franchement pertinent à mon sens, je préfère largement voir un gamin qui peut être turbulent et sa mère qui ne sait plus comment le gérer qu'une famille clichée où tout est rose constamment et qui est bien loin de la réalité, et c'est un peu la même chose pour le manque de moral je suis peut-être une grosse pessimiste mais je ne pense pas qu'un gamin qui lit dans un bouquin "sois gentil avec tes parents, brosse toi les dents et fais bien tes devoirs" va le faire en vrai, donc plutôt que de se retrouver face à une morale bateau et inutile il vaut mieux ne pas en avoir du tout !

Niveau dessins c'est très réussi, les monstres sont parfaits, on ne tombe ni dans le trop effrayant ni dans le genre "monstres sanguinaires qui sont en fait tout choupis" là c'est le juste milieu, les monstres peuvent un peu faire penser à de grosses peluches mais ils ont en même temps de bonnes griffes, des regards de psychopathes et doivent sûrement se servir du fémur de leur dernière victime comme d'un cure-dent. Cette petite saloperie de Max est aussi bien dessiné, notamment au niveaux des expressions faciales. Et plus généralement le style me fait un peu penser à des gravures, donc forcément cela me plaît et si les couleurs sont jolies elles ne sont pas criardes et contribuent à l'atmosphère mi-féerique mi-inquiètante.

Bref, comme vous le voyez le gros bémol est que ce titre aurait vraiment mérité un plus long développement mais le reste m'a convaincue, c'est un livre jeunesse qui mérite le coup d'être lu à tout âge et je ne tarderai pas à regarder l'adaptation pour voir comment l'univers sera étoffé !
 
 
 
Ma note :
 

jeudi 18 août 2016

Romanesque - Tonino Benacquista




Romanesque
Tonino Benacquista

Édition Gallimard, 2016
240 pages

Genre(s) : Contemporain, Aventure




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Merci à
et aux éditions 
http://www.gallimard.fr/


Résumé :
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Un couple de Français en cavale à travers les États-Unis se rend dans un théâtre, au risque de se faire arrêter, pour y voir jouer un classique : Les mariés malgré eux. La pièce raconte comment, au Moyen Âge, un braconnier et une glaneuse éperdument amoureux refusent de se soumettre aux lois de la communauté. Malgré les mille ans qui les séparent, les amants, sur scène comme dans la réalité, finissent par se confondre. Ils devront affronter tous les périls, traverser les continents et les siècles pour vivre enfin leur passion au grand jour. Tonino Benacquista livre ici un roman d’aventures haletant et drôle qui interroge la manière dont se transmettent les légendes : l’essence même du romanesque.
  

.Mon avis :
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De cet auteur j'avais déjà découvert "Saga" il y a quelques mois que j'avais beaucoup apprécié et je pensais continuer avec "Malavita" mais Babelio m'a prise de court et m'a proposé "Romanesque" en partenariat, le résumé me plaisait et je me suis laissée tenter.

"Romanesque" nous fait découvrir un couple de français se rendant au théâtre voir une pièce racontant l'histoire de deux amants, qui alors qu'ils ne voulaient que vivre leur amour se retrouvent jugés et exécutés pour leurs péchés (parce que le moyen-âge c'est magnifique !) mais se retrouvent au Paradis pour être finalement de nouveau séparés, renvoyés sur Terre et le plus éloignés physiquement possible.
Tout se met en travers de leur chemin (y compris Dieu et Satan en personnes) et les deux amants devront travers les époques et parcourir la planète pour espérer se revoir...

Le début du livre est un peu confus et j'avoue qu'il ne partait pas gagnant, les deux histoires (celle des amants et celle des deux spectateurs) donnaient l'air d'être liées mais c'était un peu brouillon à mes yeux et je ne voyais pas comment l'auteur allait se dépatouiller avec cela, mais finalement tout devient rapidement plus clair et l'histoire devient prenante, c'est à la fois haletant, touchant et avec une petite touche loufoque qui fait largement sourire.

Je ne vais pas raconter tout ce que peuvent vivre les amants (qui n'ont pas de nom en passant, il me semble) mais on peut dire qu'ils multiplient les expériences, que ce soit sur Terre, au Paradis ou en Enfer, ils n'ont pas souvent l'occasion de souffler, les deux héros doivent non seulement tout faire pour se retrouver (Dieu en ayant eu marre de les voir se bécoter il l'est a expédiés à des milliers de kilomètres l'un de l'autre mais le héros ne sait pas où a été envoyée son amante et inversement) mais ils vivent aussi des aventures chacun de leur côté, elle devra par exemple se débarrasser d'un noble asiatique la voulant dans son harem, pendant que lui rencontrera un auteur et l'aidera à magnifier la pièce qu'il est en train d'écrire (la pièce qui narre justement l'épopée de nos deux amants) (ce bouquin c'est "Inception" !)
A côté de cela il y a encore beaucoup de choses, notamment le passage avec Satan dont je n'ai pas parlé , qui est vraiment très sympa à lire et où on voit que le seigneur des ténèbres en bave lui aussi avec les deux héros, mais en même temps je les comprends nos petits amoureux ils voulaient juste être peinards, vivre dans leur petite bulle dans leur cahute dans les bois et tout le monde leur cassent les noix, d'abord en les mariant de force, puis en leur tranchant la tête pour leurs sois-disant péchés et pour ne pas avoir réussi à sauver leur roi à l'agonie (oui parce que leur péché de chair aurait été pardonné s'ils avaient trouvé un moyen de sauver leur souverain, sauf que le souverain en question est en train de pourrir sur pattes et que même un magicien ne pourrait rien faire !) et même les pensionnaires du paradis sont gavés de voir deux personnes aussi liées, mais foutez-leur la paix enfin !
Cela dit mon sadisme me donnait envie de les voir galérer un petit peu pour profiter encore un peu plus de tout ce qui leur arrive, j'ai trouvé l'intrigue tellement bien trouvée et les événements s'enchaînant tellement bien que j'ai tourné les pages à toute vitesse et qu'arrivée à la fin j'étais presque frustrée de ne pas avoir plus à me mettre sous la dent, même si en même temps j'avais vraiment envie de savoir si les amants allaient être réunis et comment...
Bref, cette histoire aura réussi à me convaincre pleinement après un début un peu compliqué, j'ai aimé suivre ces deux personnages qui même s'ils ne sont pas énormément développés sont parvenus à me toucher.

La plume de l'auteur est aussi très plaisante, elle est bien travaillée sans être lourde ou pompeuse, cela fait du bien d'avoir un style bien moins simpliste que d'habitude avec un peu plus de vocabulaire et de plus jolies tournures de phrases tout en gardant une lecture fluide.

Pour résumer, j'ai passé un excellent moment avec ce titre, l'idée de base est simple et Tonino Benacquista a vraiment réussi à faire quelque chose de surprenant et d'accrocheur avec en plus un beau style.

Merci beaucoup à Babelio et aux éditions Gallimard pour cette découverte !


Ma note :

mardi 2 août 2016

Docteur Sleep - Stephen King




Docteur Sleep
Stephen King

Édition Le livre de poche, 2015
Traduit par Nadine Gassie
  768 pages

Genre(s) : Horreur

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  Résumé :
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Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme...

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Mon avis :
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Comme je l'ai déjà dit plusieurs fois, j'adore écrire des chroniques assassines sur des bouquins que j'ai détesté, j'ai adoré descendre "Wendigo" de Graham Masterton, j'ai adoré descendre le tome 1 de "Fifty shades of Grey", et la liste est longue ! Mais je dois dire que ce n'est pas de gaieté de cœur que je m'apprête à descendre un livre que j'étais impatiente de découvrir, lire une suite aussi infâme à un de mes livres préférés est non seulement douloureux pour les rétines mais aussi très frustrant et c'est donc complètement blasée que je vous présente une de mes plus grosses déceptions littéraires (oui rien que ça !)

Vingt ans ont passé depuis le drame de l'Overlook, Danny Torrance essaie de se construire en oubliant son lourd passé mais le jeune homme est tombé dans l'alcool, est complètement paumé et son don lui joue encore des tours faisant ressurgir d'anciens fantômes.
Après des années d'errance et de lutte pour ne pas être démoli par l'alcool comme son père l'a été, son chemin croise celui d'une petite fille télékinésiste nommée Abra qui... (vous pensez que Stephen King s'est inspiré du Pokémon du même nom pour faire son personnage ou ce n'est qu'un coïncidence ? Hein ? Ah oui pardon de cette interlude qui ne fait rire que moi, je m'étais jurée de le faire :D) est trop puissante et est poursuivie par des sortes de vampires qui se nourrissent du Don (et qui se déplacent en camping-car) (à moins de les faire conduire des trottinettes, je ne vois pas comment les rendre plus ridicule !).

Si j'aime autant "Shining" ce n'est pas seulement pour son intrigue passionnante mais aussi pour son atmosphère oppressante au possible et ses personnages parfaitement construits et grâce à tout cela l'ensemble est une descente en enfer qui réussit à m'angoisser à chaque fois et dont je ne me lasserai sûrement jamais, du coup j’espérais vraiment retrouver les mêmes sensations avec "Docteur Sleep" et j'ai ressentis certaines choses mais celles là non, dans les 100 premières pages je me disais que l'histoire mettait beaucoup de temps à s'installer, dans les 200 qu'il fallait que je sois encore un peu patiente, dans les 300 que cela commençait à faire long, et à la 400ème page j'avais envie de me laver le cerveau avec de la javel, alors je vous laisse imaginer mon état quand je suis arrivée à la dernière page !
Je ne sais pas ce qui a cloché avec cette suite, la sauce n'a prise à aucun moment et je me suis ennuyée du début à la fin.
L'intrigue part un peu dans tous les sens, entre les visions d'Abra, Dan qui tente de se sortir de son alcoolisme, les vampires, la secte de tarés, les parallèles avec "Shining"... C'est chargé et vu que je n'ai pas réussi à m'impliquer dans le récit j'ai vite été larguée, je lisais sans tout comprendre et je voulais juste arriver vite au dénouement (pas surprenant pour un sou) pour être débarrassée de cette lecture qui ressemblait plus à une corvée qu'à autre chose.
Et donc, je radote, mais le roman ne fait pas peur, je lisais "Docteur Sleep" la nuit sans problème alors que pendant ma lecture de "Shining" j'avais la vessie qui jouait des castagnettes et je gardais le bouquin fermé dès que le soleil se couchait, je n'ai eu qu'un petit frisson quand la morte de la chambre 217 fait son petit come-back et... c'est tout, une seul frisson en plus de 700 pages, c'est peu pour un livre d'horreur.

Je ne suis pas non plus convaincue par les créatures surnaturelles utilisées, vous aurez compris que je les trouve risibles mais aussi parce que j'aimerai vraiment que Stephen King arrête de nous gonfler avec les vampires, il nous a fait le coup avec Salem qui m'a déjà bien emmerdée mais en trouver dans un livre que j'attendais tellement me file des boutons, je n'ai jamais trop apprécié les vampires, je tolérais leur présence il y a encore quelques années mais le phénomène autour d'eux m'a définitivement lassée et les croiser quelques part maintenant, à par quelques rares exceptions, me fait directement lever les yeux au ciel, quitte à utiliser une créature fantastique autant faire preuve d'imagination ou d'en utiliser une méconnue plutôt que de nous ressortir pour la millième fois ces grands machins aux dents longues et à la peau blanche comme une merde de crémier, même s'ils sont présentés un peu différemment ici, cela ne fonctionne pas avec moi.

Sincèrement je ne sais pas trop comment parler de cette lecture, si je relève certains points qui me gênent globalement je n'ai pas été suffisamment marquée pour faire une chronique plus complète mais en même temps je n'aurais rien trouvé à sauver et j'aurais pu juste vous dire que j'ai détesté ce titre en long en large et que je l'ai en travers de la gorge.
Bref, "Docteur Sleep" a apparemment séduit bon nombre de lecteurs et j'aurais aimé que ce soit le cas pour moi aussi mais c'est de loin le titre de Stephen King qui m'a le plus déçue (enfin j'ai encore un bon paquet de ses livres à lire je peux peut-être trouver encore pire !) (Joie) et je préfère carrément oublier que "Shining" a eu une suite !
 

Ma note :